Orthophonie

La dysarthrie constitue un trouble fréquent au cours de la maladie de Parkinson qui peut altérer les capacités de communication du patient. Classiquement tardive, des troubles précoces peuvent exister. Ses principales caractéristiques sont l’hypophonie (faible intensité de la voix pouvant aller jusqu’à l’aphonie), la monotonie, la perte de variation de l’intensité vocale, la raucité de la voix, la réduction de l’accentuation, l’imprécision des consonnes, des silences inappropriés, et un débit variable avec des accélérations paroxystiques. Bien que la dysarthrie soit classiquement considérée comme un signe tardif de la maladie, les troubles de la prosodie et les modifications de la qualité vocale sont souvent précoces.

Des travaux suggèrent une efficacité de la rééducation. La rééducation de la dysarthrie chez le patient parkinsonien était considérée comme peu bénéfique, sur l’argument discutable du caractère dégénératif de la pathologie et du manque de motivation du patient parkinsonien. À partir des années 1980, des méthodes de rééducation ont été standardisées, appliquées à des groupes de patients et ont fait l’objet d’évaluations. Des mesures objectives acoustiques, perceptives, ainsi que des échelles d’autoévaluation ou de notation par l’entourage, ont permis de démontrer l’efficacité des rééducations à court terme (en post-rééducation immédiat) et à moyen terme. La rééducation orthophonique fait appel au contrôle volontaire qui vient relayer le contrôle automatique défaillant de l’acte de la parole. La rééducation doit être précoce, dès les premiers symptômes vocaux ou articulatoires. Elle doit être ciblée avec concentration de l’effort sur une difficulté spécifique et être d’une pratique simple pour le patient. Elle est intensive, avec des séances de l’ordre d’une heure, sur une courte durée, rapprochées dans le temps. Une autoévaluation par le patient est nécessaire (magnétophone). Il faut utiliser si possible des feedbacks visuels et auditifs. La poursuite des exercices à domicile et l’implication de l’entourage sont indispensables. Enfin, une évaluation post-rééducation puis un suivi avec des réévaluations régulières est nécessaire.

La rééducation intensive : Plusieurs techniques existent. Le but est de lutter contre l’hypophonie. Elle insiste sur l’importance de la notion d’entraînement prolongé . Cette rééducation comprend quatre séances individuelles d’une heure par semaine pendant quatre semaines. Chaque séance comporte des répétitions de voyelles avec une durée maximum, des variations de hauteur vocale, du travail sur des phrases préalablement choisies avec le patient et la conversation ou le discours. L’ensemble de ces exercices est répété et recherche une intensité vocale importante.

La conscience par le patient de son trouble a pour but de généraliser la voix forte du patient. Le patient doit se sentir à l’aise avec sa voix plus forte et intégrer l’effort phonatoire dans toute sa communication, de façon naturelle, en pensant à parler fort. Les exercices au domicile sont un élément clé du programme avec exercices personnels au domicile. Six mois après l’arrêt du traitement, certains patients peuvent avoir besoin de refaire une série de deux ou trois séances qui permettront de revoir les exercices et de se motiver à nouveau

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Mariesoi Écrit par :

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