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BREVES PARKINSON NOVEMBRE

Notre intestin contient des neurones et un Microbiote fait de germes qui n’entrainent pas de maladies et sont essentiels à la digestion et à la protection contre des microbes pathogènes. Si la flore digestive est pathologique elle entraine une Dysbiose. Depuis 20 ans les scientifiques savent que les lésions trouvés dans les neurones cérébraux des parkinsoniens existent aussi dans le nerf vague et les neurones de l’intestin. En revanche affirmer que la maladie vient de l’intestin est un pas a ne pas franchir actuellement. Ce qui est certain est la constatation d’un microbiote différent chez les parkinsoniens et que ces bactéries peuvent produite une inflammation  plus importante. Effet confirmés chez la souris de maladies plus graves avec le microbiote de parkinsonien.

BREVES PARKINSON OCTOBRE 2018

L’activité physique est un élément majeur de la prise en charge de la maladie de parkinson. Elle doit exister dès le début avant l’apparition des complications afin de les retarder au maximum. Une gymnastique adaptée avec des mouvements R.A.R.A. (Réguliers, Alternés, Rythmés et en Amplitude) et un travail sur l’équilibre. Le patient doit travail les mouvements élémentaires, penser avant d’agir, penser au mouvement et pas à l’action. Cette rééducation se fait sous la surveillance kinésithérapeute  et a évolué avec la technique LSVT Big.

Mais en plus des techniques para médicales, de nombres autres solutions existent.  En particulier le Tai Chi Chuan qui  fait appel à des mouvements de rotation et d’extension avec un contrôle permanent du centre de gravité. La Sophrologie elle aussi est bénéfique faite dune association entre hypnose et yoga. Elle va permettre au patient de se reconnecter à leur corps. D’autres techniques comme l’hypnose semblent être bénéfiques sur le tremblement.

Brèves reconfort Parkinson mai 2018

Une équipe internationale rapporte les résultats en termes de tolérance d’une thalamotomie par ultrasons guidée par IRM chez des patients souffrant d’un tremblement essentiel. Nouvelle technique qui permet de réaliser une lésion sans incision chirurgicale, contrairement à la stimulation cérébrale profonde (SCP), sans irradiation et avec un effet immédiat, contrairement à la radiothérapie stéréotaxique (gammaknife).
Les complications sévères sont très rares (1,6 %), en particulier aucune hémorragie (contre 0,5 à 4 % avec la stimulation cérébrale profonde et, bien sûr, sans infection (contre 1 à 5 % avec la stimulation cérébrale profonde.
À efficacité égale, la thalamotomie par ultrasons a un profil de tolérance nettement supérieur à celui de la stimulation cérébrale profonde dans l’indication du tremblement essentiel.
Il est désormais souhaitable que cette technique devienne plus largement disponible, en particulier en France.

 

Risque accru de maladie de Parkinson : une étude a quantifié l’excès de risque de maladie de Parkinson (MP) chez les agriculteurs français et a montré que les personnes n’exerçant pas le métier d’agriculteur mais vivant dans les zones fortement exposées aux pesticides étaient, elles-aussi, plus à risque de MP que le reste de la population générale.

« Ces résultats plaident en faveur de la réduction de l’exposition aux pesticides des agriculteurs et des riverains des cultures, notamment viticoles », a commenté le Dr Marie Vidailhet .

Cette étude est particulièrement importante alors que « la France fait partie des pays qui utilisent le plus de produits phytopharmaceutiques au monde et qu’environ 90% sont dédiés à l’usage agricole », soulignent les auteurs, Sofiane Kab et coll. (SPF, Université Paris-Saclay, Univ Lyon 1). Jusqu’ici plusieurs études ont montré une association entre l’exposition professionnelle aux pesticides et la maladie de Parkinson (MP) parmi les agriculteurs mais cette étude montre que le risque touche la population environnante.

Brèves réconfort Parkinson janvier 2018

Les mécanismes de la neurodégénérescence dans la maladie de Parkinson (MP) ont été précisés grâce à de nombreux travaux mais la cause même de l’affection  reste encore hypothétique. On invoque habituellement le rôle  d’un toxique dans l’environnement et d’une susceptibilité individuelle influencée par le génome. Certes, les études épidémiologiques peinent à identifier une substance chimique responsable mais restent  essentielles pour reconnaître une toxicité environnementale.

Une nouvelle étude française montre que  les pesticides, dont le rôle chez les professionnels de l’agriculture est constaté,  peuvent aussi être incriminés pour les personnes vivant dans les milieux exposés. Cette équipe a analysé les données issues du système de santé Français  en corrélant le risque de MP au lieu de vie. A partir des prescriptions sur ordonnance, ils ont exclus les patients prenant des anticholinergiques et des neuroleptiques (syndromes parkinsoniens iatrogènes) et les jeunes femmes prenant de la bromocriptine pour la lactation. Les agriculteurs ont été exclus de l’étude pour éviter de biaiser les résultats. Le profil de 18 modes d’agriculture a été défini au niveau du canton dans lequel résidait le patient lors de la première utilisation de médicaments antiparkinsoniens. D’autres critères comme la migration, le tabagisme, le milieu socio culturel ont été poris en compte

Risque accru dans les régions viticoles

Au total, 69 010 cas de maladie de Parkinson ont été déclarés pendant la période de 2010 à 2012. . Les sujets vivant dans les régions avec une plus forte densité de vignobles ont un risque augmenté de 8,5 % (4,4-12,6 %). Le risque est plus important chez les sujets âgés. Les auteurs suggèrent que cette augmentation du  risque soit liée à un poids plus faible du génome dans cette population et à une exposition à des pesticides plus toxiques et depuis interdits (paraquat, organochlorés). La viticulture emploie 20 % des pesticides utilisés en France alors que les vignobles ne représentent que 3 % des terres agricoles.

Ce travail très complet, prenant en compte les limites des études épidémiologiques, confirme le risque accru des pesticides dans la population générale. Les agriculteurs sont de plus en plus sensibles à ce risque pour leur santé et la santé publique mais sont soumis au  dilemme de productivité/ rentabilité. Le célèbre herbicide glyphosate occupe les devants de l’actualité. Son rôle dans la maladie de Parkinson n’a pas été évalué ici et il n’existe que quelques données expérimentales en faveur de son implication dans la MP.

Toutefois, on ne peut qu’encourager la commission européenne à faire le bon choix pour préserver les abeilles mais aussi la substance noire  de nos concitoyens en donnant les moyens aux agriculteurs de réduire la pression chimique dans nos champs.

Brèves reconfort Parkinson Novembre 2017

Traitement au Modopar

Il existe une rupture dans la livraison du générique de Modopar de marque Teva. La demande de Modopar devient plus importante avec des manques en pharmacie. Il est conseillé jusqu’en janvier 2018 de prescrire du Sinement pour les mises en route de traitement. Une telle situation est absolument incompréhensible et inadmissible pour un neurologue ou un patient présentant une maladie de parkinson. De telles situations ne devraient pas exister pour un produit aussi ancien, aussi important, su peu cher. Nouvel critique concernant les génériques ?

Brèves reconfortparkinson septembre 2017

Troubles du sommeil dans la maladie de Parkinson

Chez des patients atteints de maladie de Parkinson, il existerait une corrélation inverse entre sommeil lent profond et progression des symptômes. Une amélioration du sommeil profond pourrait être une piste thérapeutique dans la maladie de Parkinson.

La relation entre sommeil et maladie de Parkinson n’est pas nouvelle. Les troubles du sommeil concernent en effet une majorité de patients, et l’on suppose que les mécanismes neurodégénératifs affectent le contrôle cérébral des cycles veille-sommeil. Mais aussi les troubles du sommeil favoriseraient aussi les mécanismes neurodégénératifs ».

Si cette relation bidirectionnelle est avérée, les troubles du sommeil pourraient participer d’un cercle vicieux, accélérant le processus neurodégénératif. Et c’est bien ce qui laisse espérer qu’une intervention améliorant le sommeil puisse avoir une efficacité sur la progression de la maladie.

Moins d’un an après le diagnostic, une polysomnographie avec un EEG permettant de quantifier la profondeur et la durée du sommeil lent profond, a été réalisée chez des patients en étude.

Brèves juin 2017

Hypotension orthostatique : fréquente dans la maladie de Parkinson elle est souvent handicapante et les solutions thérapeutiques très limitées : chaussettes de contention, Gutron

La droxidopa, une prodrogue de la noradrénaline (forme inactive ou beaucoup moins active que son métabolite) améliore les symptômes liés à une hypotension orthostatique d’origine neurogène, situation clinique rencontrée dans des pathologies telles que la maladie de Parkinson .

L’incidence des événements CV adverses sous droxidopa a été de 4,4 % dans l’étude de durée moyenne et de 10,8 % dans les études ouvertes de longue durée.

Il a été noté une faible incidence d’événements cardiovasculaires.

L’incidence d’arrêt du traitement en raison d’événements liés à une élévation de la pression artérielle a été d’environ 2,5 %.

Sous droxidopa comparé au placebo, le taux d’événements liés à une affection CV ou à une élévation de la pression artérielle a été plus important chez les patients qui avaient, à l’état basal, des antécédents cardiaques.

La plupart des événements étaient des arythmies atriales mineures et il n’a été signalé ni décès ni événements CV majeurs.

 

mai 2017

Une apomorphine plus concentrée et mieux tolérée : vers des pompes de taille enfin réduite ?

Par Marc VERIN

D’après Shaltiel-Karyo et al., P4.006

L’apomorphine est l’agoniste dopaminergique le plus puissant, reproduisant de très près l’efficacité motrice de la lévodopa. Son administration continue en sous-cutané et son excellente biodisponibilité contribuent à améliorer considérablement à la fois les fluctuations motrices et les dyskinésies dans la maladie de Parkinson évoluée. Son utilisation à long terme, de même que les posologies utilisées, sont cependant limitées par l’apparition de nodules sous-cutanés inflammatoires qui altèrent le confort et peuvent avoir un impact négatif sur son absorption, et donc sur son efficacité motrice.
Une équipe israélienne a présenté les résultats d’une étude visant à comparer la tolérance locale d’une nouvelle formulation d’apomorphine, la ND0701, à celle disponible dans le commerce.
Le modèle utilisé est le porc domestique. Quatre formulations ont été utilisées : la ND0701 à 1 % et à 2,5 % d’une part, l’apomorphine commerciale à 0,5 % et 1 % d’autre part. Une injection sous-cutanée en continue a été réalisé à la posologie de 50 mg sur 24 h. La tolérance cutanée a été évaluée in vivo et ex vivo par analyse IRM et histopathologique. Un contrôle du steady state plasmatiques dans les quatre conditions a été réalisé.
L’analyse IRM a montré qu’après administration sous-cutanée continue de ND0701, les réactions cutanées locales étaient de plus petite taille et de résolution plus rapide que celles observées après apomorphine commerciale. Les données histopathologiques allaient dans le même sens puisqu’elles ne montraient que des réactions inflammatoire minimes après ND0701 alors qu’étaient observées des granulomes inflammatoires et de la nécrose après apomorphine commerciale. Les caractéristiques du steady state plasmatique étaient similaires pour les 4 formulations.
À concentration de 2,5 à 5 fois supérieure à l’apomorphine commerciale, la ND0701 est mieux tolérée sur le plan cutané, avec une biodisponibilité identique.
Cette nouvelle formulation ouvre donc probablement la voie à une utilisation à posologie plus élevée de l’apomorphine, donc à des indications plus larges, mais également au développement de pompes plus discrètes grâce à la bonne tolérance de concentrations désormais 5 fois plus élevées.

Brèves reconfortparkinson avril 2017

Hypotension orthostatique : fréquente dans la maladie de Parkinson elle est souvent handicapante et les solutions thérapeutiques très limitées : chaussettes de contention, Gutron

La droxidopa, une prodrogue de la noradrénalin (forme inactive ou beaucoup moins active que son métabolite) améliore les symptômes liés à une hypotension orthostatique d’origine neurogène, situation clinique rencontrée dans des pathologies telles que la maladie de Parkinson .

L’incidence des événements CV adverses sous droxidopa a été de 4,4 % dans l’étude de durée moyenne et de 10,8 % dans les études ouvertes de longue durée.

Il a été noté une faible incidence d’événements cardiovasculaires.

L’incidence d’arrêt du traitement en raison d’événements liés à une élévation de la pression artérielle a été d’environ 2,5 %.

Sous droxidopa comparé au placebo, le taux d’événements liés à une affection CV ou à une élévation de la pression artérielle a été plus important chez les patients qui avaient, à l’état basal, des antécédents cardiaques.

La plupart des événements étaient des arythmies atriales mineures et il n’a été signalé ni décès ni événements CV majeurs.

Brèves reconfortparkinson avril 2017

Les inhibiteurs de la monoamine oxydase de type B (MAO-B) ont montré des effets neuroprotecteurs au sein de cultures cellulaires et dans le cadre d’études chez l’animal portant sur la maladie de Parkinson (MP). Les résultats provenant d’essais cliniques ont toutefois été mitigés et ne sont pas parvenus à démontrer de manière convaincante des effets modificateurs de la maladie. Les données publiées montrent cependant qu’un traitement prolongé par un inhibiteur de la MAO-B a permis de ralentir le déclin clinique chez les patients atteints de la MP.
Durant cette étude, environ la moitié des participants a reçu un inhibiteur de la MAO-B. Après correction pour prendre en compte les facteurs de confusion identifiables, une association significative a été identifiée entre une plus longue durée d’exposition à un inhibiteur de la MAO-B et un déclin clinique plus lent. Une augmentation d’une année de l’exposition à un inhibiteur de la MAO-B a été associée à un bénéfice équivalant à environ 20 % du déclin annuel observé chez les participants ne recevant pas d’inhibiteur de la MAO-B concernant les activités de la vie quotidienne, la capacité ambulatoire et l’incapacité globale. Les résultats suggèrent que les inhibiteurs de la MAO-B pourraient conférer des bénéfices à long terme dans le cadre de la MP.

 

Brèves mars 2017

Chirurgie et troubles du contrôle des impulsions : l’existence de troubles du contrôle des impulsions n’est pas en soi une indication à la chirurgie précoce mais chez des patients jeunes avec complications motrices et dyskinésies, la chirurgie peut parfois améliorer les troubles mais avant tout par diminution des traitements dopaminergiques.

Signe non moteurs dans la maladie de parkinson :

Certains peuvent survenir avant la maladie, ils sont non spécifiques mais retrouvés plus souvent que chez les non parkinsonien à postériori : constipation, somnolence diurne, dysfonction érectile, hyposmie, troubles du comportement en sommeil paradoxal, dépression, anxiété, syndrome de fatigue chronique.

Pendant la maladie certains signes non moteurs sont fréquents : hypotension orthostatique, fatigue, somnolence diurne, perte des intérêts, hyper salivation, troubles urinaires.

Dans les maladies évoluées certains signes sont présents 3 fois sur quatre : perturbation du sommeil, troubles psychiatriques, troubles gastro intestinaux, troubles urinaires, douleurs, fatigue, hallucinations.

Hallucinations : il faut distinguer les sensations de présence, de passage, peu gênantes, à simplement surveiller et les hallucinations avec délires qui nécessitent en premier une diminution du traitement au maximum du tolérable moteur. Essai possible de certains traitement pour l’Alzheimer type exelon. En dernier recours un neuroleptique est possible la Clozapine.

Brèves Parkinson février 2017

Choix thérapeutique des patients fluctuants : en dehors des traitements habituels : il existe trois techniques la stimulation cérébrale profonde, la pompe à apomorphine et la pompe à duodopa.

On peut poser une indication de ce type chez des patients qui dépassent 5 prises par jour et un temps off invalidant supérieur à 30 minutes par jour.

SAFINAMIDE : nouveau médicament, probablement commercialisé d’ici peu il est à la fois in IMAO (comme Azilect et déprényl), inhibe la recapture de la L Dopa, module la libération de Glutamate. Les études montre une diminution de 30% des dyskinésies et un gain ON sans dyskinésies de une heure.

Janvier 2017

Signes non moteurs de la maladie de Parkinson : ils peuvent être au premier plan et même précéder les signes moteurs de la maladie. L’atteinte ne touche donc pas exclusivement les systèmes qui fonctionnent avec la Dopamine mais aussi ceux qui fonctionnent avec un autre neurotransmetteur : l’acétylcholine.

Troubles de la posture dans la maladie de Parkinson : ils s’agit de troubles fréquents au cours de l’évolution et contre lesquels il faut lutter dès le premier jour. Le plus fréquent est la flexion antérieure, mais aussi parfois latérale. Ces signes axiaux sont peu sensibles aux traitements et parfois majorés par les dopaminergiques. Mais attention il faut parfois éliminer certains diagnostics : maladie musculaire, surdosage en dopaminergique,

Akinésie de fin de dose : le safinamide devrait être commercialisé. Il s’agit d’un traitement efficace sur les akinésies de fin de dose dont l’effet se maintient à deux ans.

Forme inhalée de Lévodopa : administrée à l’aide d’un inhalateur elle est actuellement en expérimentation.

Dépression et Parkinson : symptôme fréquent dans la maladie de Parkinson, il touche 50% des patients et est le plus souvent secondaire à la dégradation de leur qualité de vie. Seul un tiers bénéficie d’un traitement. En effet si le trouble est en rapport avec les conséquences de la maladies, ce typer de trouble est le plus souvent sensibles ou améliorés par les antidépresseurs sérotoninergiques ou la Venlafaxine.

Tremblement essentiel : fréquent et dit bénin il est souvent très handicapant et son traitement décevant. Les seuls traitements ayant une efficacité reconnus sont le Propranolol et la Mysoline. Une étude a montré l’efficacité du Topiramate, limitée par les effets secondaires et le succès très partiel. Il existe des techniques chirurgicales : radiothérapie stéréotaxique, stimulation cérébrale profonde, efficace un temps mais à risque notable.

Novembre 2016

Traitement de la migraine chez l’enfant : Chez les enfants, les caractéristiques de la migraine sont similaires à celle des adultes mais souvent) tous les critères ne sont pas présents, les crises sont plus courtes, il peut exister des équivalents migraineux (cf brèves de ). Ainsi, les traitements spécifiques n’interviennent qu’en deuxième ou troisième recours. « Il est conseillé de traiter la crise en utilisant un anti-inflammatoire à visée antalgique à base d’Ibuprofène dont la dose est adaptée au poids de l’enfant. En cas d’échec, l’utilisation de l’Imigrane spray nasal (10 à 20 mg) est efficace chez l’adolescent de 12 à 17 ans. Le Gynergène peut être utilisé mais en évitant toute prise fréquente. Mais les dérivés ergotés disparaissent progressivement et nombreuses ruptures de stock.

Chez l’enfant, un traitement médicamenteux de fond ne doit intervenir qu’en cas d’échec des traitements non pharmacologiques fondés sur la relaxation et les thérapies cognitives et comportementales, s’ils sont acceptés. L’emploi de produits de phytothérapie peut être une aide importante (euphytose, spasmine, grande camomille). A partir d’un certain âge des produits type Sanmigran, Nocertone, propranolol peuvent être utilisés.

Il faut faire attention à l’automédication basée sur une surconsommation d’antalgiques qui peut favoriser l’apparition de migraine transformée. En cas de migraine fréquente une prise en charge rapide est conseillée.

Brèves reconfortparkinson octobre 2016

Faisabilité en neurologie libérale des pompes à Apokinon

Pompe Apokinon : L’apomorphine est le Dopaminergique le plus puissant sans épuisement d’efficacité dont seule la technique d’utilisation freine l’emploi.

Découverte en 1869 elle était connue pour ses propriétés émétisantes (entraînant un vomissement). Son action Dopaminergique puissante est connue depuis 1967. En injection sous cutanée son action est rapide (quelques minutes) et dure  un peu plus d’une heure. Ce traitement permet de gérer au mieux les fluctuations motrices : grâce à un stylo injecteur réglable la gestion du traitement est possible après un apprentissage et une définition des doses par toujours facile. L’apomorphine ne remplace pas la L Dopa mais a presque le même effet que la L Dopa endogène (celle du cerveau). Elle donc particulièrement intéressante à la période des fluctuations motrices que la L Dopa ne peut plus gérer. Bien que dérivée de la morphine, elle n’a aucune action sur les récepteurs opiacés. Il n’existe pas d’épuisement de l’efficacité de ce produit au long cours. Le patient peut faire de 1 à 7 injections par jour dont la dose unitaire a été défini par une titration progressive sous couvert de Dompéridone (anti nausée). La dose utile est celle qui débloque le patient dans un délai de 2 à 10 minutes.

La pose d’une pompe est indiquée chez un patient qui malgré un traitement bien conduit présente des effets ON OFF ou d’importantes dyskinésies pour obtenir le déblocage.

Il faut :

un patient autonome ou parfaitement bien entouré

Sans troubles cognitifs majeurs.

Une équipe de soin pouvant accompagner le patient à domicile et en clinique

Une clinique pour accueillir le patient quelques jours avec passage du neurologue

Un patient utilisant déjà l’Apokinon stylo.

Le patient étant hospitalisé permet une éducation en milieu sécurisé, avec une augmentation progressive des doses. Le premier jour 1 mg dans la journée et 0,75 mg la nuit, mais les patients étant déjà sous Apomorphine une dose plus forte dès le premier jour peut se justifier.

La pompe sera réglée par l’équipe infirmière, pose tous les matins d’un petit dispositif sous cutané. Le patient reste suivi à domicile par cette équipe et peut être aussi suivi par une infirmière libérale formée.

Brèves août 2016

Signes axiaux et cognitifs : nous disposons de traitements efficaces sur les signes akinéto-hypertoniques, les formes sévères sont améliorés par la stimulation intra crânienne et les fluctuations par la pompe à Apokinon. Mais bien peu de progrès sur les signes non moteurs de la maladie, d’autant que l’espérance de vie a augmentée considérablement chez ces patients et est quasi similaire au non parkinsonien. Nous voyons apparaitre des patients âgés avec des troubles intellectuels et de l’équilibre. Même si les résultats sont actuellement décevants, des progrès rapides devraient venir des traitements non Dopaminergiques de la maladie. La thérapie génique pour rétablir la transmission dopaminergique, favoriser la synthèse de facteurs neurotrophiques sera efficace mais encore à long terme.

Brèves maladie de Parkinson juin-juillet 2016

Syndromes parkinsoniens chez le jeune :
Avant 21 ans i s’agit rarement d’une maladie de parkinson et doivent être recherchés une dystonie Dopa sensible, une autre maladie associant des signes neurologiques qui n’existent pas dans le parkinson (bilan complet avec génétique, IRM, dosage du cuivre etc.) : maladie de Wilson, maladie de Huntington.
En cas maladie de parkinson jeune rechercher une maladie génétique en particulier celle touchant le gène de la Parkine (park2), d’autres mutations concernant la Parkine existent.
Toujours penser aux tableaux induits par certains médicaments, en particulier les neuroleptiques.
Tableaux rares : maladies inflammatoires (lupus), vasculaire, intoxication au monoxyde de carbone, méthanol)
Entre 21 et 40 ans, il s’agit le plus souvent d’une authentique maladie de Parkinson, malgré son absence d’intérêt dans le diagnostic, une IRM se ra faite chez le sujet jeune pour éliminer une autre pathologie.
Le Datscan ne faisant pas la différence entre les différents syndromes extrapyramidaux, son intérêt est de différencier certaines formes de tremblements atypiques.

Place de la stimulation cérébrale profonde : elle est efficace sur les fluctuations motrices et permet d’améliorer les troubles du contrôle des pulsions. Elle peut parfois être ainsi proposée tôt dans l’évolution de la maladie. Mais elle a aussi un intérêt au stade des fluctuations motrices débutantes avec une meilleure qualité de vie. Elle peut ainsi être mise en concurrence avec une pompe à apomorphine.

Brèves maladie de Parkinson mars- avril 2016

Tremblement orthostatique primaire : rare et donc sous diagnostiqué. Survenue en position debout immobile d’un tremblement rapide des membres inférieurs. La patient va souvent consulter pour un trouble de l’équilibre ou des raideur dans les jambes, contrastant avec un examen clinque assis et couché strictement normal. Dans certains cas il peut être en rapport avec un trouble extrapyramidal ( la maladie de parkinson est le chef de file des maladies extrapyramidales). Parfois le tremblement n’est pas visible mais simplement senti à la palpation. Le traitement utilisé est le Rivotril, alternative la gabapentine.

BREVES FEVRIER 2016 Parkinson

Maladie de parkinson et dyskinésies (mouvements anormaux) : contrairement à ce qui était suspecté, la mise sou traitement précoce à la L Dopa n’influe pas sur la survenue des dyskinésies qui apparaissent après un certain temps d’évolution de la maladie. Bien entendu la dose de L Dopa agit sur ces mouvements anormaux.

Tout change : ces dernières années l’introduction précoce de L Dopa en particulier chez les sujets jeunes paraissait péjorative sur la qualité de vie à long terme. En réalité la qualité de vie est meilleure sous L Dopa, pas de risque à long terme supérieur, beaucoup moins d’effets secondaires. Attention étude dont la méthodologie doit être critiquée, donc pas de certitude.

Brèves maladie de Parkinson janvier 2016

Il n’existe aucun traitement pour les maladies neuro dégénératives. Pour la première fois un traitement indiqué dans le traitement de la leucémie myéloïde chronique (LMC)a été demontré comme efficace pour améliorer la cognition et la motricité chez certains patients parkinsoniens


C’est un petit essai de phase I, d’une durée de 6 mois, de doses croissantes de nilotinib (150 à 300 mg par jour), mené sur 11 patients atteints de la maladie de Parkinson, montre sur 10 d’entre eux des améliorations cliniques significatives : efficacité sur la cognition, la motricité et l’amélioration d’autres fonctions (constipation) est observée chez la majorité des patients et de manière  » spectaculaire  » : ainsi, un patient, en fauteuil roulant s’est montré capable de remarcher. 3 autres patients ont retrouvé une fluidité de la parole. Le taux de chutes est également réduit.


Ces améliorations des symptômes sont corroborées par l’observation d’évolutions positives dans le liquide céphalo-rachidien (LCR) de biomarqueurs connus de la maladie de Parkinson (α-synucléine, bêta-amyloïde et tau, dopamine).

Brèves Parkinson octobre 2015

Maladie de Wilson : d’origine génétique par mutation d’un gène ATP7B, cette maladie qui entraine des troubles hépatiques et aussi neurologiques. Il peut s’agir d’un tableau akinéto hypertonique comme la maladie de Parkinson mais le tremblement est différent en « battement d’ailes » et non pas le tremblement de repos.
Il est important de faire un diagnostic précoce sans confondre avec une maladie de parkinson car un traitement rapide avant l’installation des signes graves va permettre de contrôler au mieux la maladie. Cette maladie est en rapport avec une accumulation de cuivre et le traitement a pour but d’évacuer l e cuivre (D- pénicillamine). Le diagnostic se faisant sur des dosages du cuivre et de la protéine qui le véhicule (céruléoplasmine).

Brèves Août 2015

Paralysie supra nucléaire progressive : parfois devant un tableau évoquant une maladie de parkinson, le diagnostic n’est pas si simple et parmi les tableaux parkinsoniens atypiques le plus fréquent est la paralysie supra nucléaire progressive.
Elle va associer un tableau parkinsonien surtout axial (raideur de nuque et du rachis, antéflexion, chutes fréquentes), un freezing (piétinement), une atteinte de la motricite du regard vers le haut et vers le bas, des troubles neuro psychologiques (apathie, syndrome frontal). Il existe de nombreuses formes de présentation de la maladie :
Syndrome de Steel Richardson : forme classique ou prédomine des chutes en bloc, des troubles oculo moteurs qui s’installent progressivement avec pauvreté du clignement, gêne à la vision jamais très nette. La paralysie de la verticalité du regard va s’installer avec parfois une fermeture involontaire des yeux (blépharospasme). Parfois trouble de l’articulation (dysarthrie), grande lenteur intellectuelle. Il existe souvent un syndrome dysexécutif( difficultés d’élaboration et de maintient des stratégies).


PSP Parkinsonisme 
: tableau le plus proche d’une maladie de parkinson les premières années, les signes axiaux et oculo moteurs survenant plus tardivement.
PSP akinétique : le freezing prédomine. Ce blocage pouvant toucher la marche mais aussi la parole, l’écriture. Survenue ensuite des troubles oculomoteurs et de déglutition.

PSP syndrome cortico basal : beaucoup plus éloigné de la maladie de Parkinson, il s’agit d’un tableau de dystonie, parfois tableau de sensation de membre étranger
PSP aphasie : l’aphasie progressive se voit dans des atteintes fronto temporales et syndrome cortico basal.

La grande particularité de ces tableaux est la faible efficacité du traitement à la L Dopa et contrairement la maladie de Parkinson qui est une synucléopathie, ces tableaux de PSP sont des taupathie (comme la maladie d’Alzheimer) : voir dossiers précédents dans les archives.

Brèves Parkinson de juin 2015

Facteurs favorisants la maladie de Parkinson : les facteurs environnementaux sont probablement très importants, certains pesticides ont confirmé le risque et les recherches se poursuivent.
Une étude sur 330 patients a étudié les teneurs osseuses en plomb en comparant à des témoins et n’a constaté aucune différence.

Troubles urinaires et transit dans la maladie de parkinson : les plaintes les plus fréquentes sont une fréquence excessive des mictions nocturnes, des envies impérieuses d’uriner, une constipation. La vessie est le plus souvent hyperactive avec des pressions uréthrales normales, plus rarement hypoactive.

Les médicaments comme Ditropan et Ceris pour l’hyperactivité vésicale ou Xatral, Omix pour les signes obstructifs et d’hypoactivité vésicale peuvent régler les problèmes. Il y a donc intérêt à pratiquer un bilan urodynamique afin de définir le bon traitement.

La constipation outre son caractère « désagréable » aggrave et décompense les troubles urinaires. L’atteinte du système nerveux autonome explique pour part cette constipation. Le traitement reste classique : boire suffisamment, beaucoup de fibres, marche à pied, éviter alcool et café.

Brèves avril 2015

La maladie de Parkinson et la maladie des corps de Léwy sont des maladies en rapport avec une protéine anormale (alpha synucléine) au même titre que la maladie d’Alzheimer est en rapport avec la protéine Tau.


Il a été découverte un anticorps dirigé contre l’alpha-synucléine, et spécifiquement contre la forme anormale de cette protéine, qui constitue la principale composante des corps de Lewy, retrouvés dans la démence du même nom qui représente jusqu’à un quart de toutes les démences), ainsi que dans la maladie de Parkinson. Cette découverte va modifier la compréhension de la physiopathologie de ces affections, à leur traitement, en passant par le diagnostic.Cet anticorps réagit donc spécifiquement avec la forme altérée de l’alpha-synucléin et non avec la forme physiologique normale.


Avec cet outil, les chercheurs ont premièrement établi une sorte de bilan d’extension de la protéine anormale chez des patients atteints de maladie de Parkinson ou de démence à corps de Lewy. Ceci au moyen d’une cartographie systématique au microscope immuno-électronique des localisations de l’anticorps.


Résultat
: la protéine anormale a été caractérisée là où on ne l’attendait pas, notamment au niveau des nerfs crâniens, du canal de l’épendyme, et jusque dans les macrophages périvasculaires.


La réactivité n’est donc pas confinée aux corps de Lewy, lesquels ne sont pas « le substrat morphologique qui évoque le plus directement des lésions tissulaires », écrivent les auteurs, en relevant que l’alpha-synucléine anormale présente dans les astrocytes pourrait jouer un rôle important.

Une diffusion prion-like


Des notions nouvelles apparaissent également sur le plan de l’évolution de ces maladies neurodégénératives.
Grace à cet anticorps , il est en effet possible de caractériser le parcours de l’alpha-synucléine anormale, à la fois dans la cellule, et à l’extérieur de la cellule. Le mécanisme de diffusion rappelle celui des infections : il semble en effet que les neurones et les astrocytes puissent externaliser, puis internaliser des protéines anormales via des vésicules exocytose/endocytose.
Ce mécanisme suggère « une diffusion de cellule à cellule sur le modèle de la diffusion du prion », indiquent les auteurs. Une nouvelle cible thérapeutique serait de bloquer ce transfert de cellule à cellule.
Enfin, pour le relativement court terme, la perspective la plus prometteuse pourrait être le diagnostic différentiel des démences à corps de Lewy (qui pourraient représenter jusqu’à 25% de l’ensemble des démences).

Douleur et maladie de Parkinson

Les patients Parkinsoniens se plaignent souvent de douleurs, elles peuvent être « mécaniques » , dystoniques, ou neuropathiques. Les parkinsoniens ont une perturbation du système Dopaminergique dont le dysfonctionnement va abaisser le seuil de perception douloureuse.

Les douleurs mécaniques sont des crampes, des raideurs cervicales, des douleurs des épaules. Les douleurs dystoniques sont des crispations douloureuses segmentaires pouvant accompagner ou suivre les mouvements dyskinétiques.
Les douleurs neuropathiques radiculaires ou centrales ont une tonalité neurologique à type de brulures, paresthésies.

Les douleurs par hypersensibilité à la douleur et les douleurs neuropathiques sont deux à trois plus fréquentes dans la maladie de parkinson que dans la population générale.

Il existe une relation entre le déficit en Dopamine et les douleurs en particulier neuropathiques, car elle prédomine sur l’hémicorps atteint et est améliorée par les traitements.

Biopsie colique pas endoscopie : dans la maladie de Parkinson, il existe une dégénérescence de certains noyaux du tronc cérébrale avec des dépôts d’inclusions d’une protéine anormale, l’alpha-synucleine. Mais ce type de lésions n’est pas limité à une atteinte du tronc cérébral.
Il existe dans le colon un système nerveux dit entérique (mésentérique et sous muqueux) qui est touché dans la maladie de parkinson. 10 de troubles digestifs.% des neurones entériques chez la souris sont Dopaminergiques, pouvant chez le parkinsonien être responsables.

Chez les patients Parkinsoniens, les biopsies coliques montrent chez presque tous les patients des agrégats d’alpha-synucléines, non retrouvés chez les patients témoins.

Brèves de février 2015-01-25

La maladie de Parkinson a une présentation motrice variable qui permet de dégager différents tableaux : forme tremblante prédominante : FormeT , forme akinéto rigide : forme AR et forme avec instabilité posturale et difficultés à la marche : forme PIGD. Une étude a déterminé le profil cognitif pour chaque présentation. 196 patients ont été inclus. Le groupe PIGD montrait un déficit de la programmation et du raisonnement, le groupe AR une atteinte visuo spatiale et le groupe T une réduction des fluences verbales. En cas de prédominance gauche des symptômes moteurs dans les groupes AR et T, le déclin des performances visuo spatiales et mnésiques était plus important.

Biothérapie : les premières greffes de cellules fœtales datent de 30 ans et montré une amélioration de certains patients mais les résultats contrôlés ont été décevants. L’emploi de cellules souches pourrait relancer la technique.
Plus récentes, l’utilisation de vecteurs viraux capable de transmettre des gènes codants soit pour fabriquer des neuro transmetteurs soit pour stimuler des facteurs protecteurs cellulaires est en expérimentation ainsi que celle visant à produire de la Dopamine.

Brèves décembre 2014

Le Mantadix a disparu, remplacé par le Symetrel pour quelques mois. Et ensuite ? les anciens médicaments ont tendance à disparaître, les études étant anciennes ne répondent plus aux critères de 2014, le prix est faible. Bien peu de chance de survie !!

Et pourtant une forme à libération prolongée a été étudié dans le traitement des dyskinésies provoquées par la L Dopa avec une diminution importante des dyskinésies. Les effets secondaires possibles étant constipation, bouche sèche, vertiges, hallucinations.

Lévodopa intra-pulmonaire : nouvelle forme d’administration son délai d’action est bref, 10 minutes et efficace une heure. Possiblement utile pour le traitement des périodes off.

Parkinson et troubles du sommeil : déjà décrits par James Parkinson, presque tous les patients présentent une altération de la qualité du sommeil. Les envies d’uriner peuvent perturber le sommeil, mais aussi une sensation de blocage ou akinésie nocturne, le patient ayant des difficultés à se retourner dans le lit. Les deux troubles pouvant se combiner.

Il peut exister une insomnie de deuxième partie de nuit en rapport avec un état dépressif. Très souvent le sommeil est fragmenté, ce phénomène pouvant être majorés par les traitements.

Certains patients présentent des épisodes nocturnes de confusion et d’hallucination, même s’ils ne sont pas liés au traitement, ils doivent faire diminuer si possible les traitements.

Pour le traitement éviter les somnifères, utilisation possible du Laroxyl pour les insomnie de deuxième partie de nuit.

Brèves novembre 2014

Une étude a mis en évidence un possible effet cytoprotecteur de l’Azilect. Par IRM avec strectoscopie, les patients parkinsoniens sous Azilect le taux de Tryptophanase s’améliore. Alors que chez les parkinsoniens non traités par Azilect il diminue. Le mécanisme neuro protecteur possible n’est pas connu.

Fluctuations motrices : après quelques années de traitement, les fluctuations motrices deviennent un problème majeur de la maladie de parkinson. De nombreuses molécules sont à l’étude. Une molécule XP21279 absorbée au niveau intestinal se transforme en lévodopa pendant son passage à travers les cellules intestinales.

D’autres molécules de type Imao-B (comme Azilect et Otrasel) ont montré en association avec la L Dopa ont montré une nette diminution des périodes off.

La Duodopa a confirmé son efficacité (injection de L Dopa par gastrostomie, permettant une diminution des doses de Dopa et une réduction notable des périodes off.

Brèves du premier septembre 2014

Tremblement essentiel : il ne s’agit pas d’un signe de maladie de Parkinson et ne doit pas être confondu avec le tremblement de repos de la maladie de Parkinson. Son traitement est difficile et il est souvent invalidant.

Les traitements pharmacologiques du tremblement essentiel ont une efficacité limitée, avec un effet transitoire ou incomplet . La destruction chirurgicale du noyau ventral intermédiaire (VIM) du thalamus ou la stimulation inhibitrice à haute fréquence de ce même noyau, sont des traitements efficaces mais lourds et limités à un faible nombre de patients, alors même que la population concernée est constituée de patients souvent âgés et fragiles. Une alternative thérapeutique non invasive est la thalamotomie radiochirugicale du VIM par gamma knife, dont la place au sein de l’arsenal thérapeutique reste à déterminer. Une étude pilote montre que cette approche permets une amélioration de 60 % à deux ans . Aucun patient n’a eu de séquelle significative après le traitement.

Brèves du premier août 2014

Complications non motrices de la maladie de parkinson

Si le tableau clinique de la maladie de parkinson est bien connu et souvent bien traité, les complications non motrices de la maladie sont très fréquentes.

La dystonie neurovégétative ou dysautonomie est un dérèglement global du système neuro végétatif(système nerveux autonome SNA) dont l’origine est primitive ou secondaire. Le SNA est un système nerveux très particulier qui innerve tous nos différents organes. Il est composé de deux branches, le sympathique et le parasympathique. Leurs actions sur l’organisme sont opposées et complémentaires. L’opposition apparaît normalement par un fonctionnement alterné dans le temps, en particulier l’alternance jour/nuit.
Si le SNA échappe à la volonté, il est sous l’influence des émotions. Le stress et les émotions perturbent le système sympathique. La fatigue quant à elle produit une sur stimulation du parasympathique déséquilibrante. Si les deux troubles ainsi décrits se produisent simultanément, une dystonie fonctionnelle apparait sans relation avec la maladie lésionnelle.

Le trouble dysautonomique le plus fréquent est la nocturie (envie d’uriner nocturne) et les urgences à la miction, les troubles sexuels et l’hypotension orthostatique.
Les autres troubles fréquents sont les troubles neuro psychiatriques : anxiété, dépression, déficit intellectuel, apathie.

En troisième les troubles digestifs : constipation, hypersalivation, insomnie, syndrome des jambes sans repos, somnolence diurne. Troubles de l’odorat.

Brèves du premier juillet 2014 (attention texte très technique, pour personne ayant des connaissances scientifiques)

La maladie de Parkinson fait partie de l’ensemble des Syndromes parkinsoniens dégénératifs comprenant :

La maladie de parkinson idiopathique MPI
L Atrophie multi-systématisée
La Paralysie supra-nucléaire progressive (Steele-Richardson)
La Dégénérescence cortico-basale
La Démence des corps de Lewy diffus

La maladie de parkinson idiopathique MPI
est une affection neuro dégénérative, par atteinte de la voie nigro-striatale qui module la boucle extrapyramidale du contrôle de la motricité volontaire.

La voie Nigro striée relie deux noyaux gris : le locus niger et le striatum. Cette voie comprend un premier neurone dont le neurotransmetteur est la dopamine qui a une action inhibitrice sur un deuxième neurone cholinergique dans le striatum dont le neurotransmetteur est l’Acétylcholine.

Cette dégénérescence de la voie nigro-striatale a aboutit à une déplétion dopaminergique dans le striatum entraînant une hyperactivité du deuxième neurone cholinergique et responsable de la triade Parkinsonienne akinésie, tremblement, hypertonie


Les lésions anatomiques du locus niger sont
– Perte neuronale
– Corps de Lewy

Les corps de Lewy sont marqués par des anticorps anti-ubiquitine, anti-neurofilaments et anti-alpha synucléine. Ce dernier constituant semble être aux corps de Lewy ce que sont les protéines Tau à la dégénérescence neurofibrillaire, ou le peptide Aß aux plaques amyloïdes de la maladie d’Alzheimer. Les corps de Lewy étant formés essentiellement de synucléine agrégée, la maladie à corps de Lewy est donc une « synucléopathie ».

(pour les anglosaxons la maladie des corps de lewy est la maladie de parkinson et la démence des corps de lezwy diffus une autre maladie, en France on par le souvent de maladie des corps de lewy pour la démence des corps de lewy diffus)

Causes de la maladie de parkinson : deux

1/ Composante génétique : selon les cas gènes favorisants et parfois maladie génétique : Les SPAJ peuvent être familiaux ou sporadiques. Les gènes parkine (PARK2), DJ-1 (PARK6) et Pink1 (PARK7) sont en cause dans des formes autosomiques récessives associées à un début précoce. Dans la population européenne, les mutations de la parkine représentent plus de 50% des formes familiales de SPAJ. La fréquence des mutations des gènes PINK1 et DJ-1 est beaucoup plus faible. Le gène LRRK2, qui code pour la dardarine, peut être en cause dans les formes sporadiques ou familiales dominantes de SPAJ.

2/ facteurs environnementaux : beaucoup sont inconnus, un exemple bien connu le Paraquat

Pourquoi la maladie apparaît : hypothèse, les neurones dopaminergiques sont de véritables pulsars qui nécessitent une respiration mitochondriale importante. Si génétiquement votre respiration mitochondriale est moyenne et que des facteurs environnementaux apparaissent, mauvaise respiration mitochondriale, accumulation de résidus intra cytoplasmiques qui ne sont ni dégradés et éliminés, ni recyclés avec mort cellulaire programmée : apotose cellulaire

Le nombre de cellules Dopaminergique est très peu important.

 

Brèves du mois de mai 2014

Parkinson ou Parkinsons ?

Il existe un nombre croissant d’arguments indiquant que la maladie de Parkinson est une affection hétérogène avec présentations cliniques et une histoire naturelle variable.

Avec l’évolution des méthodes de classification, le nombre de sous-types de MP décrit est passé de deux au début des années 1990 à quatre, vingt ans plus tard : la MP à début tardif (> 60 ans) et rapidement progressive, la MP à début précoce (20-40 ans) et de progression lente, et deux phénotypes moteurs, l’un dominé par les tremblements, et le second, par les anomalies posturales et les troubles de la marche.

Les sous-types de MP, qui peuvent se chevaucher, présentent des caractéristiques particulières tant sur les plans clinique, biologique, évolutif que ceux de l’imagerie et de la réponse thérapeutique. En ce qui concerne l’âge du début de la MP, près d’un tiers des patients jeunes présente une mutation du gène PARK2 qui est associée à un développement précoce des dyskinésies et à une bonne réponse au traitement dopaminergique. Chez les patients âgés, la MP se caractérise souvent par un phénotype moteur de type bradykinésie/rigidité. La rapidité d’évolution de la MP ainsi que les symptômes non moteurs comme les troubles cognitifs, la dépression, ou l’apathie, varient selon le phénotype moteur.

Brèves du 01 avril 2014

Tremblement essentiel : il ne s’agit pas d’un signe de maladie de Parkinson mais il s’agit de l’affection neurologique la plus fréquente et son apparition fait toujours craindre au patient une maladie de Parkinson..

Ce tremblement a certainement une composante génétique majeure car il est souvent familial. Son mécanisme est en rapport avec un mauvais fonctionnement des voies venant du cervelet.
Ce tremblement n’est pas un tremblement de repos contrairement à celui de la maladie de Parkinson, au fil de son évolution sa fréquence diminue et son amplitude augmente.
Le plus souvent bilatéral, il touche avant tout membres supérieurs et la tête ainsi que le visage. Certaines formes ne touchent que la tête ou même la voix.

Il est assez rare d’hésiter entre tremblement Parkinsonien et tremblement essentiel sachant qu’en évoluant un tremblement essentiel voit apparaître une composante de repos.

Bien que totalement isolé comme symptôme, ce tremblement peut devenir très invalidant physiquement et socialement.

Le traitement médical reste très limité, Propranolol ou Mysoline sachant que des essais ont été fait avec plusieurs anti épileptiques et des résultats très partiels. Certains tremblement du chef proches d’une dystonie peuvent répondre à la toxine botulique. Enfin la stimulation cérébrale profonde, technique très efficace, est une opération majeure et doit être réservée à des tremblements majeurs.

Brèves du premier mars 2014

AZILECT il s’agit du dernier des médicaments de la famille des IMAO B. Il est utile en monothérapie au stade précoce de la maladie mais aussi en association avec la L Dopa.
En association elle diminue nettement les périodes off (blocage). Son efficacité est similaire à l’Entacapone (molécule ajoutée à la L Dopa dans le Stalevo).
Ce traitement a aussi une efficacité sur les signes non moteurs de la maladie.

Vaccin : étude très préliminaire avec des tests sur 32 patients (brève premier février 2013). La maladie de parkinson comme d’autres maladie neuro dégénérative est une synclunéopathie. Cette proteine anormale va progressivement « contaminer » l’ensemble du cerveau. Certains neurones n’étant plus capables de se débarrasser des ses déchets, ces cellules vont finir par mourir. La maladie de Parkinson est une affection neuro dégénérative chronique. Des neurones du cerveau, responsables de la production de dopamine disparaissent. Or la dopamine est un neurotransmetteur indispensable au contrôle des mouvements.
Le but est de bloquer l’évolution de la maladie. C’est bien ce que promet ce nouveau vaccin mis au point par un laboratoire privé autrichien. Il doit agir sur le système immunitaire pour qu’il génère des anticorps dirigés contre cette protéine destructrice.

Durée d’action des traitements : de plus en plus de comprimés à libération prolongées à prise unique quotidienne existent déjà pour les agonistes dopaminergiques ropinirole et pramipexole. Ces médicaments limitent les fluctuations quotidiennes de la mobilité et ne nécessitent qu’une prise par jour. Dans un proche avenir, une nouvelle gamme de préparations de lévodopa pour administration par voie orale sera commercialisée, afin de permettre un apport plus régulier du médicament que celui des formes standard. IPX066 est un comprimé à effet retard de L-dopa/carbidopa. Cette préparation devrait permettre une nette amélioration de l’efficacité par rapport aux préparations à effet retard existantes.

Brèves du premier Février 2014

Reprogrammer les cellules en productrices de dopamine


La thérapie génique représente l’un des meilleurs espoirs pour traiter la maladie de Parkinson. Elle consiste à introduire des gènes particuliers dans le cerveau afin d’améliorer son activité. Il y a quelques années déjà, des chercheurs américains avaient obtenu des résultats prometteurs chez l’Homme. Au cours de leur étude, ils avaient injecté le gène de la GAD (Glutamic Acid Decarboxylase) dans le noyau sous-thalamique, et avaient réussi à stimuler la production du GABA dans cette région cérébrale. Cette fois-ci, c’est une équipe franco-britannique qui vient de se démarquer sur le sujet. Leurs travaux, publiés dans la revue The Lancet rapportent les résultats d’une thérapie génique encourageante chez l’être humain.
Pour cette recherche, les scientifiques ont voulu rétablir la production de dopamine dans le cerveau. Pour cela, ils ont utilisé un lentivirus modifié, appelé Prosavin qui contient les gènes codant pour trois enzymes essentielles à la synthèse de dopamine. Lorsqu’il est injecté dans le cerveau, ce virus peut s’intégrer dans le génome des cellules nerveuses qui se reprogramment et fabriquent efficacement ce neurotransmetteur essentiel. Après plusieurs tests prometteurs chez l’animal, les auteurs ont testé cette technique chez l’Homme. Entre mars 2008 et avril 2012, ils ont injecté le ProSavin dans le cerveau de 15 patients touchés par la maladie depuis au moins cinq ans. Plus précisément, le virus a été déposé dans le Striatum, la région nerveuse en manque de dopamine chez les parkinsoniens.
Bonne tolérance, pas de réponse inflammatoire, pas d’effet indésirable grave. Les auteurs ont également noté une amélioration significative de certains symptômes de la maladie comme la diminution de la rigidité musculaire et l’augmentation de la motricité. En revanche, les tremblements n’ont pas évolué. Des analyses plus ont confirmé la hausse de la sécrétion de dopamine dans le striatum.

Brèves du premier janvier 2014

Tremblement essentiel et maladie de parkinson : classiquement ces deux pathologies sont considérées comme sans rapport, une pathologie neuro dégénérative pour le parkinson et un dysfonctionnement de boucles faisant intervenir le cervelet.

En réalité il a été constaté une association clinique assez fréquente et des lésions cérébrales de type maladie neuro dégénératives. L’association de ces deux maladies n’est pas une simple coïncidence

Stimulation des noyaux sous thalamiques : elle entraîne une amélioration majeure des troubles moteurs dopa sensibles et permet de réduire les mouvements anormaux mais il apparaît des signes axiaux pour lesquels la stimulation peut être un facteur accélérateur.

Brèves de décembre 2013

Maladie de Wilson : elle peut s’exprimer comme une apparente maladie de parkinson une fois sur quatre avec avant tout une rigidité importante qui touche surtout l’axe du corps avec des mouvements lents, un visage crispé parfois « grimaçant ».

Il est justifié de rechercher cette maladie en cas de « parkinson » atypique et/ou chez un sujet jeune.

La maladie de Wilson est une maladie héréditaire qui peut être traitée, en rapport avec un trouble de la gestion du cuivre. Le cuivre s’accumule dans les organes en particulier le foie et le cerveau. Il est possible de traiter mais avant l’apparition de dégâts définitifs.

Le dépistage se fait sur le dosage de la céruléoplasmine (c’est la protéine qui transporte le cuivre) qui est abaissé, le taux de cuivre qui est augmenté, un prélèvement du foie.

Brèves du mois de novembre 2013-11-07

Signes non moteurs de la maladie de parkinson

Les deux grands signes non moteur de la maladie de Parkinson sont l’apathie et la dépression qui peuvent avoir un retentissement souvent sévère sur la qualité de vie il est probable que des signes non moteurs importants soient assez péjoratif dans l’évolution de la maladie.

L’apathie à trois composantes intellectuelles, comportementales et émotionnelle. La dépression est le deuxième symptôme non moteur qui peut apparaître avant tout trouble moteur dans le Maladie de Parkinson et être responsable d’une dégradation de la qualité de vie.

Les troubles du comportement dans la maladie de Parkinson entraînent une difficulté de prise en charge et d’acceptation par l’entourage. Or la qualité de vie est en rapport avec la qualité des aides. La connaissance par les aidants de l’apathie, des troubles du contrôle des impulsions et de l’état dépressif de cette maladie leur permettra d’accepter plus facilement des troubles souvent considérés comme intolérables.

Brèves du premier octobre 2013-09-01

Espoirs thérapeutiques : de nombreuses études sont en cours pour améliorer les traitements de la maladie de parkinson, en particulier pour lutter contre les fluctuations motrices. Nouvelles formes de lévodopa, des traitements pour éviter les effets On Off, des traitements pour les dyskinésies. Autres essais sur un traitement pouvant améliorer les piétinements au démarrage.

Les résultats de ces études devraient être assez rapides. En cas d’efficacité on peut espérer d ’éventuelles commercialisations.

Troubles de déglutition

Dans la maladie de parkinson, tous les mouvements sont lents, en particulier ceux de la langue, la mastication, la déglutition. Il est important d’avoir des aliments coupés fins ou mixés. Il faut se méfier des liquides qui peuvent être aussi responsables de fausses routes.

Une bonne installation, une ambiance calme, un repas pas trop long, un plat unique comportant tous les ingrédients permet de limiter le temps du repas.

Brèves du premier Septembre 2013

SYNDROME des JAMBES sans repos

Le syndrome des jambes sans repos (SJSR) se caractérise par le besoin irrésistible de bouger ses jambes, associé à des paresthésies et à des dysesthésies. Ces troubles se manifestent en général lors de fatigue, typiquement le soir au lit ou en station assise prolongée. Des mouvements périodiques des extrémités peuvent perturber le sommeil. La fatigue entrainée est parfois majeure. Il est souvent méconnu alors qu’il répond à une définition bien identifiée. Plusieurs études rapportent une prévalence de l’ordre de 10% des patients de plus de 18 ans, dont 1,4% de formes sévères. Le SJSR est souvent occulté par le patient et négligé par le médecin.

L’indication « syndrome des jambes sans repos » (SJSR) existe pour des médicaments dit Dopaminergiques , tel que le ropirinole, agoniste dopaminergique utilisé dans la maladie de Parkinson. La première question est celle de la véritable prévalence du SJSR, probablement souvent méconnu et sans doute sous-estimé. Initialement l’AMM française a autorisé la mise sur le marché du ropirinole aux mêmes dosages que dans la maladie de Parkinson, mais sous une autre appellation commerciale ,la FDA américaine a simplement élargi les indications du Requip. Depuis l’adartrel a disparu remplacé par les génériques de réquip du Sifrol et aussi des patchs de neutro.

Quels sont donc les rapports éventuels entre ces deux pathologies : à priori l’existence d’un SJSR n’est pas un risque de maladie de parkinson. En revanche le SJSR est fréquent dans la maladie de parkinson mais aussi dans la SEP. Enfin, la question de l’efficacité à long terme du ropirinole et bientôt d’autres agonistes dopaminergiques dans l’indication SJSR reste en discussion

Des études récentes ont montré une association entre le SJSR et le traitement antidépresseur. Les effets de certains antidépresseurs, comme les inhibiteurs de la recapture de la sérotonine et la venlafaxine, sur l’induction du SJSR ont été amplement décrits et leur utilisation est à éviter.

La prise de médicaments pouvant aggraver un SJSR sera évitée dans la mesure du possible, et en présence d’une carence en fer, celle-ci sera corrigée. un agoniste dopaminergique peut être proposé lorsqu’un traitement médicamenteux est quand même envisagé en cas de symptômes sévères. La lévodopa n’est pas un premier choix . L’utilisation prolongée de benzodiazépines est à déconseiller.

La Codéine est efficace et devra être limitée à des prises ponctuelles.

Brèves du premier juillet 2013

Duodopa : il peut apparaître au cours de la maladie de parkinson des fluctuations motrice majeures en rapport avec un déficit de stockage de la Dopamine car le processus dégénératif du système dopaminergique est important. De plus l’absorption de la L Dopa est perturbé au niveau intestinal.

Les deux grandes techniques sont la stimulation subthalamique et la pompe à apomorphine Mais il existe de nombreuses contre indication : l’âge, des troubles de l’équilibre en période ON pour la stimulation. Des troubles cognitifs, des hallucinations pour la pompe à apomorphine.

La Duodopa est administrée par une sonde dans la région duodéno-jéjunale (zone du tube digestif entre l’estomac et l’intestin grêle). A ce niveau l’absorption est très régulière et facile.

L’administration du produit est régulière grâce à une pompe. Les taux sanguins sont plus réguliers et en conséquence les taux cérébraux.

Cette technique outre le contrôle meilleur des fluctuations a une efficacité importante sur les signes axiaux (troubles de la parole, troubles de la marche, troubles de déglutition). Aucune autre technique améliore ces signes.

Indication : stade avancé de la maladie avec fluctuations et mouvements anormaux, échec des traitements classiques, échec ou contre indication à la stimulation et à la pompe à apomorphine.

Contre indication : celle de la L Dopa ce qui est rare, insuffisance cardiaque ou arythmie, pas d’association avec Azilect ou équivalent, problème digestif local ou de coagulation.

Méthode : patient dont la dopa sensibilité reste de au moins 30%
Consultation en gastro
Dossier présenté à un comité national consultatif.

Technique : test avec une sonde temporaire
Détermination de la dose, des bolus
Traitement uniquement par pompe
Le plus souvent un bolus matinal, dose d’entretient, bolus éventuels
Equilibre ontenu en 8 jours environ
Mise en place par chirurgie d’une sonde (mise en place en gastro entérologie : gastrostomie percutanée .

Effet secondaire : troubles du comportements, éviter une constipation, surveillance de la gastrostomie.

Brèves du premier juin 2013

Troubles urinaires et maladie de parkinson : les troubles urinaires sont fréquents dans la maladie de Parkinson et surviennent chez des patients souvent âgés qui ont souvent des problèmes de prostate pour les hommes ou des troubles d’incontinence pour les femmes. Les troubles sont souvent intriqués entre mécanique et neurologique.
Les troubles sont souvent modérées mais aggravent considérablement le handicap lié à la maladie. Les troubles les plus fréquents sont des urgences urinaires. Chez patients pouvant présenter une difficulté au déplacement, un tel trouble, initialement modeste va prendre une importance considérable. Très souvent les mictions deviennent fréquentes diurnes et nocturnes. Ces troubles sont la conséquence le plus souvent d’une hyperactivité vésicale.
Les troubles sont chez l’homme assez similaire aux troubles en rapport avec un adénome de la prostate et l’examen urologique pas toujours contributif. Un bilan urodynamique sera parfois nécessaire.

Les tremblements : tous les tremblements ne sont pas parkinsoniens.

Tremblement de repos, il survient lors de la détente maximale, assez ample et lent, il est majoré lorsque le patient a une activité intellectuelle. C’est typiquement le traitement constaté dans la maladie de Parkinson

Tremblement d’action, produit par une contraction musculaire volontaire, soit posture, soit mouvement. Il va se rencontrer en particulier dans les atteintes du tronc et du cervelet.

Tremblement d’attitude, obtenu en maintenant la main et les doigts tendus. C’est l’exagération du tremblement physiologique. Il peut être secondaire à un médicament, à un désordre biologique (Thyroïde, foie), la fatigue, le stress. Souvent familial il va se majorer avec l’âge. Il peut accompagner le tremblement de repos du parkinsonien.

Brèves du premier mai 2013

La maladie de Parkinson est liée à des gènes favorisants et à des facteurs environnementaux, sauf pour les quelques formes génétiques. Les gènes favorisants ne sont pas la cause majeure de cette maladie. Sur le plan environnemental, les pesticides ont été bien étudiés avec une fréquence de parkinson augmentée dans les zones avec emploi de pesticides et des arguments pour le Paraquat (désormais interdit) mais uniquement dans certaines études.

Brèves du 01 Juin 2012

L’apparition d’un freezing doparésistant est souvent observé dans les années qui suivent la chirurgie chez les parkinsoniens qui ont bénéficié d’une stimulation subthalamique. La gêne fonctionnelle est majeure et les possibilités thérapeutiques fort décevantes. L’équipe lilloise a coordonné une étude multicentrique française randomisée en double aveugle menée chez 69 parkinsoniens stimulés présentant de tels symptômes en utilisant le méthylphénidate (Ritaline) contre placebo. Après 3 mois de traitement (1 mg/kg/j), l’amélioration du freezing sous traitement est significative aussi bien sur les mesures objectives que sur les agendas moteurs remplis par les patients. La tolérance en est bonne en dehors d’un cas d’aggravation d’un trouble du rythme cardiaque et d’une crise comitiale. Le méthylphénidate devient donc une bonne option thérapeutique pour améliorer la marche des patients parkinsoniens stimulés au niveau du noyau subthalamique.

Un trouble majeur de la marche peut survenir après intervention neurochirurgicale de stimulation. La Ritaline semble être une arme possible.

Rasagiline ( Azilect) Le bénéfice d’un traitement complémentaire par rasagiline sur les manifestations de OFF du petit matin chez les patients parkinsoniens a été démontré. Dans les suites de cette observation,  il a été démontré que chez les Parkinsoniens de sévérité modérée a montrer que ce traitement permettait une amélioration de la qualité du sommeil. Cette amélioration du sommeil ne s’accompagnait pas d’une amélioration significative de la somnolence diurne.

Neupro : ce Dopaminergique délivré par un patch quotidien assure des taux dans le san régulier et a montré une amélioration de la qualité du sommeil.

Brèves du 15 mai 2012

LSVT (Lee Silverman Voice Thérapy) il s’agit d’une technique de rééducation orthophonique dans la maladie de Parkinson.
Elle est surtout efficace dans les dysarthrie de la maladie de Parkinson ou existe une hypophonie (intensité du son trop faible), basée sur un travail intensif de 4 à 5 semaines
Portant sur des exercices à voix forte, qui stimulent les aires auditives cérébrales.

Parkinson et troubles psychiques : l’extrême variabilité des complications psychiques rencontrées dans la maladie de Parkinson montre que la maladie de Parkinson n’est pas uniquement une maladie motrice mais aussi une maladie neuropsychiatrique. Ces anomalies ne sont pas liées à l’atteinte dopaminergique mais à des lésions neuronales non-dopaminergiques pour l’instant mal connus. Il existe un rapport assez étroit entre l’existence de troubles de mémoire et l’existence de troubles psychiatriques.
Hallucinations : 50% des patients en présenteront, allant de simples sensations de présence à des hallucinations élaborées le plus souvent visuelles pouvant aller jusqu’à une véritable psychose. Elles sont souvent associées à des troubles du sommeil et à des troubles de mémoire et sans rapport réel avec les doses de Dopaminergiques. Le mécanisme est mal connu.

Dépression : elle précède souvent la maladie, pourrait être d’ordre Dopaminergique. Ces épisodes dépressifs peuvent parfois alterner avec des épisodes maniaques.
Hypersexualité et addiction : ces troubles sont une complication des traitements dopaminergiques.
Le lien entre pesticides et Parkinson officiellement reconnu
Lundi dernier est entré en vigueur le décret reconnaissant la maladie de Parkinson (MP) comme maladie professionnelle et établit donc explicitement un lien de cause à effet entre elle et l’exposition aux pesticides. « L’entrée de la maladie de Parkinson dans les tableaux des maladies professionnelles du régime agricole facilitera donc les démarches pour les agriculteurs chez qui cette pathologie aura été diagnostiquée moins d’un an après l’usage de pesticides. Les tableaux des maladies professionnelles évoluent avec les connaissances scientifiques, il n’est donc pas exclu que d’autres pathologies liées à l’usage de produits phytosanitaires soient reconnues à l’avenir.

Brèves du 1 Mai 2012

Dépression et Parkinson

Il est souvent difficile de faire la part entre cause et conséquence, mais la maladie de Parkinson porte en elle un potentiel dépressif. Il est important de constater un nombre important de dépression (50%) mais seules 5% sont des dépressions graves.

Il n’existe pas de rapport entre l’âge et la dépression, mais un rapport net avec la dégradation intellectuelle existe, très difficile à dissocier de l’apathie et d’un syndrome dysexcécutif. Il existe une tendance à une apathie qui entraîne une diminution des comportements dirigés vers un but, perte des initiatives, diminution des activités intellectuelles sans dégradation intellectuelle, diminution de l’intérêt porté aux autres et du ressenti émotionnel qui peut donner une tonalité dépressive.

Cet état dépressif chez le Parkinsonien a des caractéristiques particulières. La notion de culpabilité est faible, tandis que l’anxiété, l’irritabilité, la tristesse prédominent avec l’apparition de plaintes physiques qui vont devenir de plus en plus importantes. Cet état dépressif perdure le plus souvent tout au long de la maladie plus ou moins intensément, assez résistant aux traitements.

Certains symptômes indirectement dépressifs sont majorés par cet état comme les troubles du sommeil, diminution de la libido, relative anorexie.

Il existe dans la maladie de Parkinson une altération des neurotransmetteurs qui ne touche pas que la Dopamine mais aussi la Sérotonine dont le métabolisme est plus faible chez les Parkinsoniens déprimés.

Certains traitements anti-parkinsoniens comme les IMAO B (Otrasel, Azilect) ou le Mantadix ont aussi un effet antidépresseur notable. Les antidépresseurs quelques soient les familles semblent efficaces.

Brèves du 15 Avril 2012

Stimulation cérébrale profonde dans la maladie de Parkinson

Initialement mise au point pour les formes tremblantes de la maladie de Parkinson, la technique s’est développée avec la stimulation du noyau subthalamique. La technique débute par le repérage des cibles par la localisation en condition stéréotaxique par IRM.

Une stimulation unilatérale est possible lorsque les troubles sont unilatéraux, mais lors de l’évolution la bilatéralisation des troubles cliniques est de règle. Il faut donc maintenir une Dopathérapie pour traiter les troubles résiduels et les troubles axiaux. La stimulation bilatérale est possible et fréquente.

Les complications peuvent être des troubles de l’équilibre, des troubles de la marche et des troubles de la parole. La stimulation n’étant pas une destruction, ses effets sont réversibles en la supprimant.

La stimulation d’une zone du thalamus a un effet majeur sur le tremblement mais un effet très variable sur la raideur, l’équilibre de l’axe, les mouvements anormaux, l’akinésie. En revanche la stimulation du noyau sub thalamique réduit de façon importante les périodes off, diminution des dyskinésies.

Les indications de la stimulation sont l’impossibilité d’équilibrer par médicaments un Parkinsonien. Mais il existe de nombreux critères d’exclusion : une non réponse à la L Dopa, des troubles de l’équilibre importants en période ON, l’existence de troubles des fonctions supérieures.

 

 

Brèves du 15 Mars 2012

Un texte humoristique, bien écrit dans lequel chacun pourra se retrouver.

Le pilulier Gratos: pour simplifier,à faible coût, la vie du Parkinsonien :
La dopamine est notre molécule fétiche, celle qui nous empêche de n’être que « de tremblants chevaliers de la détresse humaine » ou encore » des coincés du jarret, chacun dans sa cuirasse »

J’aurais aimé ajouter « molécule qui nous guérit ». Il eût pour celà fallu que nous fussions guérissables… (joli le subjonctif, non?) Nous sommes au mieux « soulageables », mais c’est déja super. La dopa qui fait défaut, nous pouvons l’ingérer sous forme médicamenteuse et le tour est joué. Ou presque…

Pas si simple! L’ennuyeux avec la lévodopa, c’est que cette molécule a dans notre organisme un temps de résidence très court. Tu en avales une ration et hop, quatre heures après elle a disparu
Il faut donc administrer ce remède miracle régulièrement, en évitant les oublis et les surdosages. Le pilulier Gratos  répond à un double cahier des charges: coût nul ou négligeable et procédure d’emploi facile à suivre. Et toi, tu me suis?

Bon, Je ne vais pas  la jouer » théorie des ensembles », mais on pourrait. Prenons plutôt un exemple concret, le mien:je dois avaler un comprimé de Stalevo à six heures du mat’, et  les cinq suivants à raison d’un toutes les trois heures jusqu’à neuf heures du soir.

Difficile de tenir l’horaire…Les piluliers hebdomadaires usuels n’ont que quatre échéances (matin, midi, soir, nuit)S’il en existe de plus detaillés, ils sont certainement fort coûteux. Voila pourquoi j’ai développé le concept du pilulier journalier Gratos, qui ne coûte rien (car c’est n’importe quelle boîte avec un couvercle) et fonctionne sans dépenses énergétiques. Perso, j’utilise les tubes cylindriques pour conditionnement des gélules de Modopar 62,5. Tu me suis? Bon.

Maintenant j’explique. Un pilulier du commerce répartit sous forme de lots prédéterminés et à des moments fixés, la dose quotidienne totale. C’est exactement le fonctionnement des « calendriers de l’Avent »à une autre échelle de temps.
La lecture, en cours de journée, de Gratos permet de savoir si l’on est « à l’heure », en avance ou en retard. Reprenons  l’exemple de mes six prises de Stalevo. Il reste, par exemple,trois comprimés dans mon tube. Je les dénomme à partir d’un compte à rebours: le dernier, à prendre à 9h PM, l’avant-dernier à 6h PM et l’antépénultième à 3hPM. C’est celui que je dois avaler.
Heure de vérité : tu jettes un coup d’oeil à la pendule. S’il n’est pas encore 3h PM, attend sagement, mais si tu as dépassé le bon moment, va relire ta notice pour savoir ce qu’il faut faire,selon l’erreur tu ne crois tout de même pas que je vais te la recopier..

JC Touray

Brèves du 01 Mars 2012

Dépression et maladie de Parkinson :
La dépression est fréquente dans cette pathologie et précède souvent les signes moteurs, elle est sous diagnostiquée et sous traitée. Elle ne doit pas être confondues avec l’apathie.

Pour une part elle est réactionnelle à la maladie et se majore en vas de blocages mais elle est aussi primaire, pour part indépendant du handicap.
Le ralentissement, la fatigue, les pertes d’intérêt relèvent de l’apathie tandis que la tristesse, les idées noires, le sentiment de dévalorisation relève de la dépression.

Troubles urinaires et maladie de Parkinson
Population souvent âgée, les Parkinsonien présentent des troubles urinaires secondaire au Parkinson dans un cas sur trois. Il existe une corrélation entre le dysfonctionnement de la vessie et le déficit en Dopamine. Les troubles les plus fréquents sont des envies d’uriner nocturnes, des urgences mictionnelles, uriner souvent. Les signes obstructifs sont rares .
En premier il faut équilibrer le traitement du Parkinson avant d’envisager un traitement spécifique des troubles urinaires.

Les traitements spécifiques des troubles dysuriques sont efficaces sous réserve de l’absence de signes obstructifs et avec un risque de confusion assez important, limité pour le Ceris et Détrusitol.

Somnolence et endormissements brusques : ils sont pour part liés au traitements, quelle que soit la famille de traitement, L Dopa ou Dopaminergiques. Les faibles doses de Dopamine sont sédatives et les fortes doses dynamisantes. De nombreux patients s’endorment en sommeil paradoxal comme dans les Narcolepsie. La qualité du sommeil est souvent de mauvaise qualité (apnée du sommeil, éveils nocturnes fréquents, durée de sommeil diminuée). La neuro dégénérescence du système dopaminergique explique aussi pour part les troubles de la régulation veille sommeil dans laquelle la Dopamine joue un rôle.
Tous les patients ne sont pas touchés, certains avant l’apparition de la maladie, d’autres tardivement, d’autres jamais.

Le bilan devra analyser les épisodes de somnolence dans la journée, son retentissement, existence d’endormissements impérieux, lien dans le temps avec les prises de traitement, qualité du sommeil, signes d’apnées, heures de sommeil. Impatiences nocturnes.

Brèves du 15 février 2012

Les traitements dans la maladie de Parkinson

La lévodopa est couramment prescrite sous forme de
MODOPAR (Lévodopa et Benserazide)
SINEMET (Lévodopa et Carbidopa)
DUODOPA pompe

La lévodopa est le précurseur de la Dopamine, neurotransmetteur en quantité insuffisante dans la maladie de Parkinson. Elle est associée à un inhibiteur de décarboxylation (un produit qui empêche sa dégradation lors de son passage dans l’organisme avant d’arriver au cerveau). Cet inhibiteur lui ne pénètre pas dans le cerveau.

Trois formes sont possibles, en dispersible soluble dans l’eau d’action rapide mais plus brèves, en gélules et comprimés et enfin en forme LP . Ces formes LP ne sotn pas capables de gérer la plupart des patients mais permettent la nuit une couverture plus satisfaisante.

Agonistes Dopaminergiques
Le plus ancien est l’apomorphine (stylo injectable ou pompe sous cutanées), puis le piribedil (TRIVASTAL), puis apparition des dérivés de l’ergot de seigle désormais presque abandonnés (Bromocriptine : PARLODEL, Pergolide : CELANCE ) Le Célance a été cessé malgré sa bonne efficacité en raison du risque de Valvulopathie nécessitant une surveillance cardiaque. Plus récents et non dérivés ergotés le REQUIP et le SIFROL sont les plus utilisés avec l’apparition de forme LP diminuant le nombre de prises, régulant les taux et aussi efficaces. Le dernier est la rotigotine sous forme de patch adhésif : le NEUPRO .

Inhibiteurs de la MAO-B
Ils optimisent l’action de la Dopamine endogène restante en monothérapie et améliorent l’efficacité de la L Dopa en association. Sélégiline (OTRASEL DEPRENYL) et rasagiline (AZILECT) . En traitement précoce ils retardent nettement la mise sous traitement à la L Dopa .

Les inhibiteurs de la COMT sont uniquement efficaces lorsque leur prise est associée à la lévodopa et l’entacapone est disponible sous le nom de STALEVO comprimé combiné qui contient également de la lévodopa et de la carbidopa . Le TASMAR est beaucoup moins employé. Pour le Stalevo il existe de nombreux dosages différents mais dans lesquels la dose d’entacapone est toujours la même.

Brèves du 01 février 2012

Pompe à Apomorphine

L’apomorphine est le Dopaminergique le plus puissant sans épuisement d’efficacité dont seule la technique d’utilisation freine l’emploi. L’action sous cutanée étant limité dans le temps avec une demi vie d’un demi heure. La durée d’action va donc de 40 à 90 minutes. L’emploi de ce produit par injections répétées étant difficile, l’emploi de pompes avec injection sous cutanées va permettre de gérer les injections.
Il existe 3 types de pompes sur batterie ou piles. L’apomorphine se trouve sous forme d’ampoule de 5 ml (10 mg d’Apomorphine par ml)

Hallucinations et maladie de Parkinson
Les neuroleptiques sont contre indiqués dans la maladie de Parkinson car rendent inefficace les traitements et aggravent les signes extra pyramidaux. Le seul possible était la Clozapine mais à risque sur les globules blancs et nécessitant une surveillance importante. Désormais la Quétiapine est un neuroleptique utilisable dans la maladie de Parkinson. Une étude sur 24 mois a montré chez plus de 30% des patients un bénéfice de ce traitement à long terme (24 mois). Les patients non répondeurs ont été traités par clozapine, avec une réponse positive chez 80% des patients.

Brèves du 15-01-12

La L Dopa accélère-t-elle la dégénérescence de la maladie de parkinson
Une étude anatomopathologique sans groupe contrôle n’a pas démontré que la L Dopa accélérerait la dégénérescence

Scintigraphie cérébrale
Il ne s’agit pas d‘un examen de routine mais elle peut aider au diagnostic parfois. L’ioflupane injecté par voie intra veineuse va se fixer sur les synapses dopaminergiques. Celles-ci sont en nombre diminué en cas de maladie de Parkinson mais aussi dans la maladie de Steel Richardson, l’atrophie multi systémique et la dégénérescence cortico basale. Alors qu’il n’existe pas de diminution de ces neurones dopaminergiques dans le tremblement essentiel, les syndrome Parkinsonien liés aux médicaments comme les neuroleptiques et les dystonies dopa sensibles.

Maladie de la mémoire et Parkinson
Au cours de l’évolution d’une maladie de Parkinson, il peut apparaître des troubles mnésiques avec trois grandes possibilités de maladie : l’association avec une maladie de Parkinson, sans rapport, une maladie des corps de Lewy ou un démence Parkinsonienne. La question est plus intellectuelle que pratique car l’emploi des produits comme l’Exelon est adapté aux trois situations et qu’un allègement du traitement de la maladie de Parkinson sera le souvent obligatoire. En cas d’agitation l’emploi des neuroleptiques était impossible sauf le Léponex dans le Parkinson et l’Alzheimer mais pas dans la maladie de Lewy et avec des contraintes de prescription et de surveillance importantes. L’apparition de la Quétiapine permettra une prescription plus large mais certainement pas dans la maladie des corps de Lewy

Biopsies coliques
Il a été démontré un net parallélisme entre es lésions de neurones du colon (mésentériques) et les lésions de la maladie de Parkinson. Utile au diagnostic (70% des Parkinson sont des « vrais », 30% des syndrome apparentés. Pour l’instant très théorique ce type d’analyse deviendra important lorsque des traitements protecteurs de la neuro dégénérescence seront découverts.

Brèves du 01-01-12

Résumé : la Dopamine neurotransmetteur de la maladie de Parkinson pénètre mal dans le cerveau contrairement à l’un de ses précurseurs la L Dopa. Celle-ci couplée à un produit empêchant sa dégradation sera transformée.

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Mariesoi Écrit par :

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